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Un exemple : le Bois de Lauzelle
 

Le lézard vivipare (Lacerta vivipara Jacq.)
et l'orvet (Anguis fragilis L.)

Le lézard vivipare et l'orvet constituent les principaux reptiles du Bois de Lauzelle. Ils y sont cependant fort rares car leurs habitats de prédilection ne sont guère répandus.

Le lézard vit uniquement dans des endroits bien éclairés à condition d'y trouver des points d'eau semi-permanents : tapis herbacé à base de callune, graminées, joncs (associés à l'humidité), tapis de sphaignes, myrtilles, etc. Cet habitat est caractéristique des mises à blanc étendues. L'animal peut y être observé surtout par temps ensoleillé mais il est peu frileux; il sort d'hibernation dès le mois de mars et reste actif jusque fin novembre.  
Lézard vivipare
Lacerta vivipara Jacq.
Brun verdâtre, stries longitudinales

Le lézard n'est pas réellement vivipare mais plutôt ovovivipare : l'accouplement a lieu au printemps et le premier développement des oeufs se produit dans l'oviducte de la femelle. À la fin de juillet ou en août, les 3 à 15 oeufs sont déposés dans un trou ou sous une pierre. Quelques minutes seulement après la ponte, les petits déchirent la coque membraneuse à l'aide de la dent caduque qu'ils possèdent sur le museau et s'échappent. Ils sont déjà très alertes, ils ont une livrée entièrement noire et une taille de 3 à 5 cm. À l'état adulte (à l'âge de 3 ans), ils atteindront une taille de 16 à 18 cm (dont 10 pour la queue) et auront une teinte généralement brune avec des rayures et taches plus claires sur le dos.

 

L'orvet est encore plus rare et plus localisé.


Orvet
Anguis fragilis L.
L'orvet est un lézard apode et non un serpent. L'adulte peut atteindre 50 cm de longueur.
 

Appelé à tort « serpent de verre », l'orvet est un lézard devenu apode par l'évolution.

Son squelette montre encore les traces des anciennes ceintures. Ses écailles ventrales ne sont pas saillantes vers l'arrière comme chez les serpents qui se servent de cette particularité pour s'appuyer dans leur reptation. Comme les lézards, l'orvet possède des paupières mobiles. Enfin, ces animaux très alertes sont difficiles à capturer et ont, comme la plupart des lézards, une queue très fragile, cassant dès qu'on la saisit; elle peut ensuite se régénérer progressivement.

L'orvet se nourrit de vers de terre, d'insectes, d'araignées et de limaces.

Il est ovovivipare : la femelle met bas de 6 à 24 petits mesurant de 7 à 10 cm; ceux-ci se libèrent dès la naissance de l'enveloppe qui les protégeait dans l'organisme maternel.

C'est une espèce en voie de raréfaction en Moyenne Belgique. La destruction par ignorance ainsi que l'excès de prédation — par surabondance de faisans — ont provoqué son extinction totale en de nombreuses stations.

   
 
Mise à jour : 12/12/01 18:21 UCL/BIOL/ECOL Webmaster : P. Califice Copyright © 2001 UCL/ECOL