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La Forêt, Sa Flore, Sa Faune, Sa Gestion Un exemple : le Bois de Lauzelle |
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À gauche, un peuplement de pins sylvestres a été planté en 1962; leurs fûts droits sont, pour le sylviculteur, l'indice d'une excellente origine. Depuis 1979, des éclaircies sont régulièrement effectuées tous les 4 à 5 ans. La première, systématique, a enlevé une ligne d'arbres sur 3 ; les suivantes ont permis la sélection des plus beaux sujets du peuplement. C'est en effet vers l'âge de 20 ans que la majorité des espèces résineuses tempérées demande la première intervention du forestier qui marque les arbres à éliminer par l'exploitation : arbres dépérissants ou de qualité inférieure (au fût tortueux, fourchu, chancreux, pourri, etc.).
Dans les bouleaux, quelques nichoirs ont été placés pour la chouette hulotte et le pigeon colombin. Un peu plus profondément dans cette parcelle, sur sol plus riche, un semis naturel de châtaignier agrémente le sous-étage.
Au bas de la pente, tournez à droite en silence car vous vous trouvez dans une zone très appréciée des chevreuils.
Le Bois de Lauzelle présente une grande diversité de biotopes parfois sur de faibles distances. C'est ainsi qu'à gauche, la vue dégagée sur la vallée permet de découvrir une succession de peuplements : la chênaie mélangée sur le flanc du coteau, la peupleraie-aulnaie-saulaie sur le fond humide, l'érablière sur les pentes humides du flanc opposé et plus haut la chênaie-hêtraie.
La flore arborescente est riche et variée dans cette zone : on peut redécouvrir de nombreuses espèces relevées précédemment : le bouleau, le cerisier tardif, le pin sylvestre, le chêne rouge d'Amérique, le mélèze, le charme, le hêtre, le chêne sessile sans parler des aulnes et saules qui seront abordés sous peu. Ce mélange intime, souvent pied par pied, engendre au printemps, lors du débourrement, et l'automne, lors du jaunissement des cimes, une mosaïque de couleurs rendant cette partie du bois particulièrement attachante.
Les stations suivantes (bornes 15 à 22) s'attachent à décrire et à analyser la flore et la faune rencontrées dans les lieux humides. On entre en effet dans une vaste vallée alimentée par de nombreuses sources permanentes, même en période de sécheresse, et parcourue par divers ruisseaux. Les cartes anciennes donnaient à ce site le nom de « Bois de Warnombroux », la partie «broux» signifiant un fond très humide de type marécageux, Warnon serait un nom de personne d'origine germanique. L'ouverture du paysage permettra aussi, en saison et par temps ensoleillé, de découvrir les papillons du Bois de Lauzelle. Nous ne citerons que les plus fréquents tels que : la Piéride du navet (Pieris napi L.), la Piéride de la rave (Pieris rapæ L.), la Piéride du chou (Pieris brassicae L.), le Citron (Gonepteryx rhamni L.), l'Aurore (Anthocharis cardamines L.), le Paon du jour (Inachis io L.), le très typique Robert le diable (Polygonia c-album L.), le Tircis (Pararge ægaria L.).
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