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Un exemple : le Bois de Lauzelle
 

Les pics

     
Pic noir
Dryocopus martius L.

Très grand (taille d'une corneille ± 45 cm), noir avec calotte rouge. Vol lent mais direct.

  Pic vert
Picus viridis L.

Vert avec calotte rouge et croupion jaune. Vol très onduleux (±31 cm).

  Pic épeiche
Dendrocopos major L.

Noir et blanc. Deux grandes marques blanches dans le dos. Plumes rouges au-dessous de la queue. Mâle : nuque rouge. Jeune : calotte rouge. Le plus commun des pics (± 22 cm).

  Pic épeichette
Dendrocopos minor L.

Très petit (taille d'un moineau ± 14 cm), noir et blanc. Rayures transversales blanches dasn le dos. Mâle : calotte rouge.

Le pic épeiche est le plus commun et le plus répandu des quatre espèces de pics présentes dans les forêts d'Europe occidentale et le Bois de Lauzelle.

Cet oiseau, essentiellement sédentaire, habite tous les boisements de haute futaie mais il montre une prédilection pour les feuillus.

En été, il se nourrit abondamment d'insectes xylophages; à la mauvaise saison, il devient végétarien — graines de conifères, faines, noisettes. Des risques de disette hivernale peuvent entraîner des mouvements migratoires de faible amplitude, surtout chez les oiseaux vivant plus au nord.

Les pics ne possèdent pas de chant au sens strict. Ils marquent leur territoire au printemps par le «tambourinage» : l'oiseau (mâle ou femelle) choisit une branche qu'il frappe violemment du bec en coups très rapprochés. Le bruit produit est très puissant et peut être entendu à plus d'un kilomètre.

Chaque espèce de pic tambourine selon un rythme, une puissance et une durée qui lui sont propres : le pic épeiche frappe 6 à 12 coups en moins d'une seconde; le pic épeichette et le pic noir ont un tambourinage beaucoup plus long, le pic vert tambourine rarement.

En localisant précisément sur un plan les sites où sont entendus les «tambourinages» et en parcourant régulièrement le bois au cours de la bonne saison, on peut délimiter tous les territoires et ainsi connaître le nombre exact de couples nicheurs. Pour d'autres oiseaux, la même technique peut être utilisée à partir de leur chant.

Lorsque le pic travaille un tronc ou une branche à la recherche de nourriture, on dit qu'il martèle : ce bruit est irrégulier et beaucoup moins puissant que le tambourinage.

Les pics épeiche creusent la cavité où ils passent la nuit et nichent. Au cours d'une année, ils peuvent ainsi pratiquer jusqu'à 4 à 5 trous sans compter diverses ébauches. L'oiseau choisit une espèce à bois tendre — bouleau, aulne, saule, peuplier — ou détérioré — arbre portant une gélivure (voir borne 8), arbre foudroyé ou mort —; terminée, la cavité cylindrique atteint 22 à 30 cm de profondeur et 15 cm de diamètre; le diamètre de l'orifice de l'entrée est de 4 à 5 cm. C'est essentiellement le mâle qui creuse l'arbre à une hauteur supérieure à 4 mètres.

 

Loge de pic en coupe

Le couple se forme au printemps. À la fin du mois d'avril ou en mai, la femelle pond 4 à 6 oeufs blancs dans une cavité récente ou ancienne. Ce réemploi occasionnel de trous anciens n'empêche pas le mâle de poursuivre son oeuvre de perforation des arbres. C'est surtout ce dernier qui couve les oeufs. L'incubation dure de 10 à 13 jours. Les jeunes séjournent au nid pendant 20 jours environ. Jusqu'à leur mue partielle (août-septembre), ils se distinguent des adultes par leur calotte rouge.

   
 
Mise à jour : 12/12/01 18:10 UCL/BIOL/ECOL Webmaster : P. Califice Copyright © 2001 UCL/ECOL