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« Viveroux » signifie d'après certains « petit vivier »; jadis, en effet, se trouvait ici un étang réservé à l'élevage
de poissons. Pour d'autres, « Viveroux » doit être compris dans le sens de « verveux », sorte de filet soutenu par
des baguettes et destiné à la capture du poisson. Ces deux sens sont plausibles, étant donné que ce site est
particulièrement humide. Sur la droite, les vestiges d'une ancienne cressonnière sont encore visibles. Le cresson
de fontaine (Nasturtium officinale R. Brown) y est bien présent.
Dans le sable et les feuilles en décomposition dans l'eau abondent les gammares ou
crevettes d'eau douce :
elles consomment les végétaux morts et contribuent à leur décomposition.
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Gammare
Les crevettes d'eau douce ou gammares abondent dans les détritus végétaux
des ruisseaux clairs et à cours rapide.
Taille adulte : 1,5 cm.
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Sous les pierres, trois organismes caractéristiques peuvent être observés :
- la planaire, petit ver
plat noir, aplati et collé à la pierre. Elle ne vit qu'en eaux très propres, froides et à faibles fluctuations
thermiques;
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Planaire
Les planaires sont souvent des organismes indicateurs d'eaux courantes fraîches et non polluées; elles rampent
sur les fonds sableux, sur les branchettes immergées et sur les cailloux.
Taille adulte : ± 2 cm. |
- deux espèces de phryganes qui construisent, accolés sur la pierre, des fourreaux où elles passent une partie
de leur vie larvaire. Ces larves sont utilisées par les pêcheurs qui les connaissent sous le nom de « cassets ». La
première espèce passe sa vie larvaire dans un fourreau protecteur régulier composé de petits cailloux
soigneusement calibrés. La seconde construit un fourreau irrégulier fait de gros graviers qu'elle
n'utilise que pour sa métamorphose (nymphose).

Une des nombreuses espèces de phrygane (insecte Trichoptère).
La larve présentée ici a cimenté un
élégant fourreau fait de minuscules graviers soigneusement calibrés.
Longueur du fourreau au dernier stade
larvaire : 1,5 cm.
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La larve de cette autre phrygane construit son fourreau sans grande recherche architecturale : elle
assemble simplement des débris d'origines diverses.
Longueur du fourreau au dernier stade larvaire : 3 cm.
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Autre type de fourreau construit par une larve de phrygane fait de débris de feuilles découpés à
mesure. La forme du fourreau et les matériaux utilisés permettent souvent d'identifier l'espèce.
Longueur du
fourreau au dernier stade larvaire : 1 cm.
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Dans tous les milieux aquatiques, on rencontre diverses espèces de phryganes. Elles sont généralement
reconnaissables à l'architecture de leur fourreau. Les phryganes, qui appartiennent à l'ordre
des Trichoptères, deviennent aériennes à l'état adulte; elles ressemblent très fort à des papillons
de nuit.
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Les phryganes adultes ont une vie terrestre très brève au cours de laquelle elles s'éloignent peu
des milieux humides. Ressemblant à des «papillons de nuit» elles sont, selon les espèces, très variables en
taille. Ici la grande phrygane, Phryganea grandis L., dont l'envergure peut atteindre 5 cm. |
De nombreuses sources prennent naissance dans ce fond de vallée. Les qualités chimiques de leur eau conviennent
particulièrement à l'élevage du poisson. Une mare, derrière les bassins, a ainsi été recréée pour y accueillir
des truites que le héron vient apprécier occasionnellement. La diversité et la nature de la faune aquatique
renseignée en sont également une indication indiscutable. C'est la raison essentielle de l'installation dans
cette zone de plusieurs étangs destinés à l'enseignement et à la recherche en pisciculture.

Un peuplement composé d'espèces liés à l'eau entoure ce point d'observation. À gauche, ce sont des aulnes
glutineux et blancs, car ces arbres s'accommodent fort bien des sols humides. À droite, on distingue, en plus,
diverses autres essences : le frêne, l'érable sycomore, le sorbier des oiseleurs.
L'aulne peut atteindre 25 m de haut et vivre 80 à 100 ans. Son bois est peu durable s'il est soumis à une
alternance de sécheresse et d'humidité. Par contre, il se conserve bien sous l'eau; il était utilisé comme
pilotis et dans la fabrication des pièces immergées des moulins à eau. Il entre également dans la fabrication
des sabots, des bobines et en ameublement si le fût des arbres est de
qualité. L'aulnaie est régulièrement
traitée par l'éclaircie afin de favoriser la croissance des individus sélectionnés. Les souches des arbres
exploités vont rejeter.
La végétation herbacée de l'aulnaie est variée : laîches, scrofulaire noueuse,
menthe aquatique,
épiaire des bois, bugle rampante...
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Menthe aquatique
Mentha aquatica L.
Hauteur : 10-80 cm. Milieux humides. Plante odoriférante. Floraison en juillet-octobre sous forme de fleurs
violacées.
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Epiaire des bois
Stachys sylvatica L.
Hauteur : 30-100 cm. Cette plante élevée porte en juillet-août des fleurs mauves. Elle est caractéristique de
l'association végétale spontanée qui constitue le climax de la région:
chênaie à charme à Stachys sylvatica.
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Une entomofaune très inféodée à des végétaux particuliers est facilement
observable dans ce type de milieu.
Il s'agit notamment de deux coléoptères : la chrysomèle de la menthe
et la chrysomèle de l'aulne.
La station est également propice à l'observation de l'Aurore, petit
papillon blanc marbré de gris,
inféodé aux cardamines et à l'alliaire, plantes aussi présentes dans cette station. Le mâle se distingue de
la femelle par sa plus petite taille et la présence d'une grosse tâche orange en bout d'aile antérieure.
L'avifaune, avant l'éclaircie, était peu variée : rouge-gorge,
troglodyte,
mésange bleue, merle et grive musicienne. L'apparition des buissons et des herbacées
a favorisé de nouvelles espèces : fauvette à tête noire, pouillot véloce...
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